Quand la presse romantise les crimes d’athlètes
Dans La Zone d’impunité, Mejdaline Mhiri et Clothilde Le Coz scrutent la façon dont certains articles encadrent les athlètes accusés, révélant comment le récit peut osciller entre gloire et suspicion.
Les auteures pointent des tendances tenaces: des formulations qui dépeignent les affaires comme des malentendus ou qui préservent le statut du sportif en atténuant les faits.
Elles appellent à une couverture plus rigoureuse, qui écoute les voix des victimes, croise les sources et refuse de faire des crimes un simple décor de fond.
Réparer les angles morts: renforcer l’éthique journalistique
Pour corriger ces biais, elles préconisent des règles claires: distinguer faits et opinions, éviter le sensationnalisme et privilégier les preuves et les sources variées.
Elles insistent aussi sur la formation des rédactions et sur une vérification rigoureuse, en prêtant attention aux dynamiques de pouvoir et au consentement des personnes impliquées.
Au-delà des pages du livre, c’est un appel à une presse plus responsable qui nourrit la confiance du public et pousse les institutions sportives à être plus transparent.
